Eagris sabadius sabadius, l’Hespérie Fauve

L’Héspérie fauve est plutôt commune à la Réunion.

L’espèce Eagris sabadius est présente dans toutes les îles de l’Océan Indien où de très nombreuses sous-espèces sont endémiques. La sous-espèce type sabadius est endémique de l’île.

Elle a la particularité de se reposer de jour avec les ailes à plat à la façon des Géomètres. La nuit, les ailes sont remontées au dessus du corps comme pour n’importe quel papillon de jour (rhopalocère).

Eagris sabadius sabadius, hespérie endémique de la Réunion

l'Hespérie Fauve

Il s’agit d’une femelle plutôt bien disposée que j’ai pu croiser ce jeudi dans le cirque de Salazie. Avec de très belles observations naturalistes, dont… une morille et un clavaire. Étonnant !

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Les Ors du Gol

Les jours raccourcissent. La saison fraîche ne va pas tarder à pointer sérieusement le bout de son nez. C’est encore le moment de jouer avec les demoiselles, la lumière et les graminées à l’Etang du Gol.

Voilà un petit retour à la macro qui m’avait pas mal manquée ces derniers temps.

Ceriagrion glabrum

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Bufo bufo !

Dès la mi-février, la saison de reproduction du crapaud commun bat son plein. Dans le sud de la France métropolitaine bien sûr.

Voilà un individu plutôt sympathique croisé dans une lavogne dans le Sud.

Crapaud à l'orange

Photo prise avec un 300mm f/4.0 qui a eu un feeling incroyable avec mon 7D…

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Grands Bois

Pendant quelques semaines, le blog a été un peu déserté… La faute à une longue mission pour le boulot en métropole.

En ce moment, c’est plutôt maigre (comme d’hab ?) côté observations. Un peu de macro, mais plus beaucoup de migrateurs et comme la saison de reproduction des oiseaux touche à sa fin…

Voilà une photo du lagon de Grands Bois (à gauche de Saint-Pierre en descendant) tirée des archives de 2011.

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L’Uroplatus, l’étrange Gecko Malgache

Ces geckos ont la particularité d’imiter des feuilles ou des branches recouvertes de lichen. Chez les différentes espèces, la mimèse (= camouflage) est poussée à son maximum.

Uroplate juvénile

Ces geckos sont quasiment introuvables le jour, à moins d’un énorme coup de chance.

La meilleure façon de les observer est de sillonner la forêt la nuit avec une lampe torche puissante. Là, tous les animaux nocturnes de la forêt se révèlent (des lémuriens aux grenouilles arboricoles). Cet individu juvénile n’a pas été facile à trouver et a nécessité 2 bonnes heures de recherches dans les fourrés. C’est d’ailleurs le seul que j’ai vu de tout mon séjour dans le Parc National d’Andasibe Mantadia

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Vœux 2012, Happy New Year !

Voilà ! 2011 est finie, bienvenue à 2012.

Je vous présente à tous mes bons vœux pour cette nouvelle année : de la joie, du bonheur, la santé, des belles photos pour les photographes, des voyages pour les voyageurs, etc.

(Préférer la vidéo HD… ;) )

Voilà un petit diaporama qui synthétise une bonne partie de mon année photo avec des images qui me sont particulièrement chères ramenées de voyages à Mayotte, Madagascar, Maurice et Rodrigues (et de la Réunion, bien sûr !!!). J’ai été particulièrement gâté en 2011, j’espère avoir la chance de visiter autant de chouettes coins cette année.

A très bientôt !

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Graphium cyrnus

Voilà un papillon coloré de saison… :)

Croisé à Madagascar sur une piste forestière du parc national d’Andasibe Mantadia. Plutôt commun, il a un vol rapide.

Une bouse, lieu de repos idéal

Bonnes fêtes de fin d’année et meilleurs vœux pour 2012 !

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Bird Watching in Rodrigues (les Bons Coins) : l’île aux Cocos (3)

Impossible de passer à côté de l’île aux Cocos quand on voyage à Rodrigues…

Cette île de sable blanc est située à l’Ouest du lagon à proximité de l’île aux sables. Les deux îles sont gérées par la Mauritius Wildlife Foundation. Seule l’île aux cocos est accessible au public. Et partiellement.

L’île aux cocos est le paradis des oiseaux marins. Environ 40 000 couples de noddis nichent sur l’île.

C’est une halte migratoire où on peut observer différents limicoles comme les Tournepierre à Collier (Arenaria interpres), les Bécasseaux Cocorlis et Sanderling (Calidris ferruginea et C. alba), les Dromes Ardéoles (Dromas ardeola), des Barges Rousses (Limosa lapponica), etc.

Alors, parmi les espèces nicheuses on peut observer :

  • la Gygis Blanche (Gygis alba) : une magnifique petite sterne au bec bleuté. Elle a la particularité de ne pas faire de nid et pond directement à nu sur une branche.
  • le Noddi Brun (Anous stolidus) et le Noddi à Bec Grêle (A. tenuirostris) : ils constituent le gros contingent d’oiseaux nicheurs. Il y en a partout ! Au sol, sur les filaos, dans les bois de mapou… Vraiment partout ! Les adultes peuvent se montrer un peu agressifs et nous charger quand il y a des poussins jeunes. Pas vraiment dangereux, mais impressionnant.
  • la Sterne Fuligineuse (Onychoprion fuscatus) : c’est une grande sterne noire et blanche qui passe la plus grande partie de sa vie en mer (espèce pélagique). Elle niche également en grand nombre mais sur la partie non visitable de l’île. Elle a besoin d’un peu plus de tranquillité que les noddis pour mener à bien sa reproduction.

Colonie de Sternes Fuligineuses

Pour s’y rendre, c’est très facile : en bateau ! Voilà deux contacts qui permettent d’y aller : Richard Payendee (+230 875 84 81)et Joe Cool (+230 876 28 26). Avec Joe Cool, le transport est tranquille jusqu’à l’île (prévoir 1 heure de trajet quand même…ça permet de pêcher une ou deux carangues). Il s’occupe de tout et fournit une délicieuse salade d’ourites pour le midi, une salade de papaye verte, un carri de poisson, boissons à volonté (ti-punchs au limon de Rodrigues, un truc de ouf !)…

Gygis Banche

Pour les photographes, la principale difficulté vient du fait que les gardiens de l’île n’arrivent que vers 09h00. Les guides ne sont pas hyper pressés pour arriver sur l’île et quand on débarque, la lumière est souvent bien dure…

Sinon, c’est également un superbe site de plongée. La passe de l’île aux cocos est riche en gorgones et quand la visibilité est bonne, c’est un régal !

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Calanthe sylvatica (et la Route des Plaines)

Calanthe sylvatica est une orchidée assez commune de la Réunion. C’est une orchidée terrestre d’assez bonne taille (une quarantaine de centimètres) avec une hampe florale bien développée qui se complait dans les sous-bois peu lumineux.

La couleur des fleurs semble varier du blanc au pourpre.

Cette plante a récemment eu un impact non négligeable sur la circulation réunionnaise… Comment ?

La route des Plaines, entre la Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes (également entre Saint-Benoît et Saint-Pierre), est une route très utilisée à la Réunion. Plusieurs milliers de véhicules l’empruntent par jour. Comme un peu partout à la Réunion, les sols relativement instables ont quelque peu dégradé la chaussée et quelques fissures sont apparues, ce qui menaçait sur une voie la sécurité des utilisateurs.

Les pouvoirs publics ont alors neutralisé la partie de la chaussée délabrée, et ce… pendant quelques mois !!!

En cause, la fameuse orchidée ! Elle avait élu domicile en contrebas de la route. Les travaux n’ont pas pu être réalisés de la manière souhaitée, puisque la belle est protégée par un arrêté ministériel interdisant sa destruction ou sa mutilation (entre autres) ! Différentes solutions techniques ont été envisagées pour réparer la route. Le déplacement de l’orchidée était administrativement périlleux, puisqu’il fallait demander une autorisation au Ministère de l’Ecologie, à la Direction de l’Environnement (DEAL, ex-DIREN) et à la préfecture !

Les choses sont désormais rentrées dans l’ordre… La route et l’orchidée vont bien. Merci pour elles :)

La belle en question...

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Bird Watching in Rodrigues (les Bons Coins) : la Réserve Naturelle à Grande Montagne (2)

La Réserve Naturelle est située dans la partie centrale de l’Est de l’île après le village de Grande Montagne en partant dans la direction de Pointe Coton.

La réserve est petite (une dizaine d’hectares) et située en « altitude » (≈200-250m). Elle est gérée par la Mauritian Wildlife Foundation. Le projet de cette réserve est intéressant. Il s’agit de recréer l’environnement originel de l’île, en replantant des essences endémiques et en contrôlant les pestes végétales.

Parmi les plantes endémiques remarquables, on peut croiser :

    • une espèce de vaccoa endémique : Pandanus heterocarpus
    • le latanier jaune : Latanus vershaffeltii
    • le café marron : Ramosmania rodriguesii (on l’a bien cherché, on ne l’a pas vu !!!… pourtant il y avait bien un panneau…)
    • le bois bécasse : Pittosporum balfourii
    • le bois mangue : Schyphochlamys revoluta
    • le bois puant : Foetidia rodriguesiana
    • etc.

Vaccoa avec son pinpin

C’est l’endroit idéal pour rencontrer deux petits oiseaux endémiques. Ils sont très discrets mais relativement faciles à observer.

    • le cardinal jaune de Rodrigues : Foudia flavicans. On l’observe sous la cime des grands arbres. Pas toujours évident à remarquer. En novembre, c’est le début de la saison sexuelle et on peut voir le mâle parader. En 2008, l’espèce a été classée « Vulnerable » VU par l’IUCN
    • la fauvette de Rodrigues : Acrocephalus rodericanus (CLIC ;) ). Ce n’est pas une fauvette à proprement parler mais une rousserolle. Elle est peu sauvage et assez facile à observer. Elle n’hésite pas à s’approcher près de l’homme. Elle est classé « Endangered » EN par l’IUCN…

Foudi jaune

L’entrée du site est gratuite. Un excellent dépliant est disponible éclairant sur les espèces présentes. Par contre, il y a une grille à l’entrée et donc des horaires d’ouverture ! Horaires approximatifs : 08h00-16h00.

Pour s’y rendre c’est très simple. Prendre un bus depuis Port-Mathurin direction Pointe-Coton. Il y a un arrêt. C’est dans un virage sur la droite.

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